Repères

by Bon Débarras

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Maison Planàterre
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Maison Planàterre Pourquoi cette chanson me touche au plus profond de mon être? Je sens un attachement prenant et une forte solidarité avec le peuple québécois dont l' histoire forgée à coups de bras, de gueules et de têtes se frotte à des forces conjuguées sournoises, dissimulées sinon rusées qui n'ont comme but final, non pas le rapetissement d'une fierté, mais la disparition pure et simple d'une identité unique, différente et... dérangeante. Batèche, je me dresse... Favorite track: Batèche.
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1.
Reel à Cofa 03:25
2.
Rince-bouche 03:26
3.
Batèche 05:33
Parmi les hommes dépareillés de ces temps je marche à grands coups de tête à fusée chercheuse avec de pleins moulins de bras sémaphore du vide de tambour dans les jambes et le corps emmanché d’un mal de démanche reçois-moi orphelin bel amour de quelqu’un monde miroir de l’inconnu qui m’habite je traverse des jours de miettes de pain la nuit couleur de vin dans les caves je traverse le cercle de l’ennui perroquet dans la ville il fait les yeux des chiens malades La batèche ma mère c’est notre vie de vie batèche au cœur fier à tout rompre batèche à la main inusable batèche à la tête de braconnage dans nos montagnes batèche de mon grand-père dans le noir analphabète batèche de mon père rongé de veilles batèche de moi dans mes yeux d’enfant Les bulles du délire les couleurs débraillées le mutisme des bêtes dans les nœuds du bois du chiendent d’histoire depuis deux siècles et me voici sortant des craques des fentes des soupiraux ma face de suaire quitte ses traits inertes je me dresse dans l’appel d’une mémoire osseuse j’ai mal à la mémoire car je n’ai pas de mémoire dans la pâleur de vivre et la moire des neiges je radote à l’envers je chambranle dans les portes je fais peur avec ma voix les moignons de ma voix Damned Canuck de damned Canuck de pea soup sainte bénite de sainte bénite de batèche sainte bénite de vie maganée de batèche belle grégousse de vieille réguine de batèche Suis-je ici ou ailleurs ou autrefois dans mon village je marche sur des étendues de pays voilés [mon pays] alors que moi d’une brunante à l’autre je farouche de bord en bord je barouette et fardoche et barouche je vais plus loin que loin que mon haleine je vais plus loin que la fin de l’éboulement soudain j’apparais dans une rue au nom d’apôtre je ne veux pas me laisser enfermer dans les gagnages du poème, piégé fou raide mais que le poème soit le chemin des hommes et du peu qu’il nous reste d’être fiers laissez-moi donner la main à l’homme de peine et amironner La batèche ma mère c’est notre vie de vie batèche au cœur fier à tout rompre batèche à la main inusable batèche à la tête de braconnage dans nos montagnes batèche de mon grand-père dans le noir analphabète batèche de mon père rongé de veilles batèche de moi dans mes yeux d’enfant batèche batèche batèche Les lointains soleils carillonneurs du Haut-Abitibi s’éloignent emmêlés d’érosions avec un ciel de ouananiche et de fin d’automne ô loups des forêts de Grand-Remous votre ronde pareille à ma folie parmi les tendres bouleaux que la lune dénonce dans la nuit semée de montagnes en éclats de sol tracté d’éloignement j’erre sous la pluie soudaine et qui voyage la vie tiraillée qui grince dans les girouettes homme croa-croa toujours à renaître de ses clameurs découragées sur cette maigre terre qui s’espace les familles se désâment et dans la douleur de nos dépossessions temps bêcheur temps tellurique j’en appelle aux arquebuses de l’aube de toute ma force en bois debout Cré bataclan des misères batèche cré maudit raque de destine batèche raque des amanchures des parlures et des sacrures moi le raqué de partout batèche nous les raqués de l’histoire batèche Cré bataclan des misères batèche cré maudit raque de destine batèche raque des amanchures des parlures et des sacrures moi le raqué de partout batèche nous les raqués de l’histoire batèche Damned Canuck de damned Canuck de pea soup sainte bénite de sainte bénite de batèche sainte bénite de vie maganée de batèche belle grégousse de vieille réguine de batèche Vous pouvez me bâillonner, m’enfermer je crache sur votre argent en chien de fusil sur vos polices et vos lois d’exception je vous réponds non je vous réponds, je recommence je vous garroche mes volées de copeaux de haine de désirs homicides je vous magane, je vous use, je vous rends fous je vous fais honte vous ne m’aurez pas vous devrez m’abattre avec ma tête de tocson, de nœud de bois, de souche ma tête de semailles nouvelles j’ai endurance, j’ai couenne et peau de babiche mon grand sexe claque je me désinvestis de vous, je vous échappe les sommeils bougent, ma poitrine résonne j’ai retrouvé l’avenir
4.
Nutshimit 05:15
Quelque part dans le Nutshimit Je suis chez moi sans adresse réelle Quelque part dans le Nutshimit Ma rue s’appelle chemin de portage Demain je remonterai la rivière Retrouver mes bâtons à message Quelque part dans le Nutshimit Quelque part dans le Nutshimit Quelque part… la grandeur de la Terre Je suis chez moi… sans adresse réelle Quelque part dans le Nutshimit Je ne suis pas demain, Quelque part dans le Nutshimit Je suis aujourd’hui Mon cœur retourne dans l’espace Quand tu racontes mon histoire Quelque part dans le Nutshimit Quelque part dans le Nutshimit Quelque part… la grandeur de la terre Je suis chez moi… sans adresse réelle Unashinataimui tsheku-mishtik an tshin Unashinataimui shipu ka tipatshimishk Unashinataimui nutin ka pimipanishk Unashinataimui ishkuteu ka tshissukuiak Uitamui nanitam tshe shatshin, uitamui nanitam tshe shatshitan, tshin ka ushikuikuin, tshimushumat tshipeshukuat tshetshi uapatanin ka matau-pikutakanit ka uapatamin tshipuamuna Quelque part dans le Nutshimit Je suis la grande lune Quelque part dans le Nutshimit Qui traverse le temps Tourbillon de neige. Je m’affole Que vive la tradition Quelque part dans le Nutshimit Quelque part dans le Nutshimit Quelque part… la grandeur de la terre Je suis chez moi… sans adresse réelle Quelque part dans le Nutshimit Ton pas léger soulève l’espoir Quelque part dans le Nutshimit Un chant se fige dans ta mémoire Tu deviens l’ancêtre de tes ancêtres Quelque part dans le Nutshimit Quelque part dans le Nushimit Quelque part… la grandeur de la terre Je suis chez moi… sans adresse réelle Nitinniun nuitamak Tanite eku tekushinin ? Apu uapamitan anite tshitassit Apu petaman anite ka mitimein tanite nekani kapatakan-meshkanana ? Shipua passepanua, shakaikana tepueuat tshuishamikuat tshetshi uitshitau
5.
Au clair de la lune qui nous tient Faute de plume, d’un œil éteint Ranime le feu inespéré De la chandelle assassinée À tant confondre ciel et terre Nos marées basses nous dévoilent La nuit accouche de mille lumières Veillant aux semailles des étoiles Paupières en berne à contempler Les paysages de l’intérieur S’éveille le doute de trop penser Qu’à deux visages on a moins peur Les regards brillent de leurs absences À faire quadrille dans la parlure Un refuge pour les autres sens Chanter quand les cris sont mûrs La prière des repères aveugles Porte un chant de résistance Au refuge des repaires aveugles Du forgeron des croyances Deviner la vue en veille Le fleuve caché bordant une île Mène aux accroires qu’c’est beau pareil De cultiver en terre stérile Croire en l’amour croire aux instincts Ou croire qu’on vaut mieux que rien Les poules pas d’tête ont juste un cœur À suivre leur quête plutôt qu’un leurre La prière des repères aveugles Porte un chant de résistance Au refuge des repaires aveugles Du forgeron des croyances Pourvoyeurs de vifs instants Le mal à vivre a pu la cote Compter les heures passe comme du vent Purgeant l’arbre de ses feuilles mortes Tamiser le clair des yeux Se reposer et lire ses pleurs On voit plus clair et c’est bien mieux Que des larmes au congélateur Les fous de Bassan sont internés Dans les hospices du fond d’la mer Tête première en liberté Plongeant leurs espoirs aux repaires Aveugles sommes-nous à écouter Les trains d’enfer juste pour crier ? Emmerrer toutes nos p’tites misères Aux funérailles des téméraires La prière des repères aveugles Porte un chant de résistance Au refuge des repaires aveugles Du forgeron des croyances
6.
7.
8.
Regarde 02:25
C’était une fois, au pays des présidents, le Président. Or cet homme puissant avait un fils et un jour il dit : « Garçon, va t’habiller ! On va aller faire un tour ensemble de notre beau pays. » Alors le jeune garçon mit son manteau, sa paire de souliers, et les deux sont sortis main dans la main et ils ont grimpé la montagne derrière le palais présidentiel. Rendu au sommet, une vue imprenable. La brume qui s’en allait mourir dans les collines du nord avec le soleil qui tombait tel un diamant éclaté dans la mer du sud. Le Président, rempli d’émotion, prit la main de son garçon et lui dit : « Regarde. Tout ce que tu vois un jour t’appartiendra. » Or, il y avait, dans ce même pays, un modeste paysan. Cet homme de la terre avait une jeune fille. Il lui dit : « Va t’habiller ! On va aller prendre une marche. » Et ils ont pris le même chemin que le fils et son président. Ils ont monté en haut de la montagne. Au sommet, la vue splendide avec la brume qui mourait dans les collines du nord et le soleil qui se dépétalait telle une orange dans le sud de la mer. Le paysan rempli d’émotion prit la main de sa jeune fille et il lui dit : « Regarde. »
9.
10.
Avec un peu d’âme Et beaucoup de cœur J’ai voulu, madame, Bâillonner ma peur. C’est pourquoi je n’ose Toucher votre main J’écris le mot : rose Et le mot : demain. Je cherche des mots Qui touchent les vôtres Qui soient sans défauts Et n’en veux point d’autres ! J’ai le mot : baiser Tout prêt pour des lèvres Et j’ai le mot : fièvre Qui veut m’embraser ! Avec un peu d’âme Et beaucoup de peur J’ai voulu, madame, Toucher votre cœur.
11.
12.
Malgré nos envies Sans apaisement Et malgré les conflits Qui s’achèvent avec le temps On est tous les mêmes Devant l’horizon On brisera nos chaînes Laissant la raison
13.

about

Ce nouvel opus de Bon Débarras met en lumière les fondements sur lesquels le groupe s’appuie dans son processus créatif : repères identitaires, géographiques, linguistiques, culturels, et surtout ceux, humains, qui ont fait naitre des collaborations en mots (Joséphine Bacon, Gaston Miron, Simon Gauthier, Gilles Vigneault) et en musique (Michel Faubert, Philippe Leblanc, Robin Leblanc, Cédric Dind-Lavoie). Repaires intérieurs, forgés au fil des rencontres, des voyages, des expériences de vie. Repères qui orientent la musique du groupe en l’ancrant solidement dans les traditions québécoises, mais qui la teintent aussi d’un peu d’ailleurs. Repaires où l’on se réfugie pour en ressortir avec une énergie et un mouvement appelant irrésistiblement à la danse.
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This new Bon Débarras album highlights the reference points and core values that the band has relied on for its creative process since its beginnings. Identity bearings, geographical markers, linguistic and cultural reference points – these are “repères” in French. But most of all, encounters and discoveries leading to lyrics (Joséphine Bacon, Gaston Miron, Simon Gauthier, Gilles Vigneault) and musical collaborations (Michel Faubert, Philippe Leblanc, Robin Leblanc, Cédric Dind-Lavoie). The trio relies also on various inner hideouts, dens or “repaires”, multifaceted references forged through encounters, travels and life experiences. Their repères – milestones and markers – anchor solidly the band’s music in Quebec traditions while giving it a touch of the world around the corner. From their repaires – hideaways, havens of refuge –, they come out with a renewed energy irresistibly calling for dancing!

credits

released October 23, 2020

BON DÉBARRAS
Dominic Desrochers : voix, guitare, ukulélé, gigue, percussion corporelle
Jean-François Dumas : voix, banjo, guitare, mandoline, podorythmie, harmonica, guimbarde, percussion corporelle
Véronique Plasse : voix, violon, glockenspiel, percussion corporelle

INVITÉS
Batèche : Edgar Bori (narration)
Nutshimit : Joséphine Bacon (narration)
Regarde : Simon Gauthier (conte)
Batèche, Repères aveugles, Suite acadienne, Reel du rêve : Cédric Dind-Lavoie (contrebasse)
Reel du rêve : Luzio Altobelli, Réal Desrochers et Yves Lambert (accordéon); Mélanie Cloutier, Mathieu Gallant, Marie-Pierre Lecault et Gabrielle Létourneau (violon); André Daneau (harmonica)

CRÉDITS
Réalisation : Cédric Dind-Lavoie
Direction artistique : Edgar Bori
Prise de son : Louis Morneau
Studios d’enregistrement : Le garage à musique, TrueSound Mastering, La shed du bonheur
Mixage et matriçage : Louis Morneau, TrueSound Mastering
Graphisme : Haus Design
Photo de Bon Débarras : Vitor Munhoz
Production : Productions de l’onde

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about

Bon Débarras Montreal, Québec

Bon Débarras est un groupe de musique folk qui s’inspire de la mémoire de l’Amérique francophone et se distingue par des climats musicaux alliant violon, guitares, banjo, planche à laver et harmonica sur des airs qui résonnent bien au-delà des frontières et des époques, accentués de podorythmie, de gigue et de percussion corporelle. ... more

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